Les différents séchages UV lors d’une impression Offset

21.06.2018


Offset_printerDepuis plusieurs années, il est devenu nécessaire de vérifier ce que l’on entend lorsque l’on parle d’UV-Offset (ou Offset-UV). Désormais il ne s’agit pas uniquement d’UV-Offset au sens propre. Il y a de nombreuses technologies qui tournent autour de cette appellation avec le même objectif final : sécher des encres UV en consommant le moins d’énergie possible. Les marques semblent tirer profit de ces nouvelles technologies de séchages. Komori parle de H-UV quand Manroland commercialise le LEC-UV ; dans le même temps chez KBA il s’agit de HR-UV et chez Heidelberg LE-UV. De plus, les encres UV peuvent être séchées en utilisant encore moins d’énergie en utilisant le processus LED-UV, Ryobi étant un pionnier dans cette technique. Qu’est-ce que toutes ces méthodes de séchage ont en commun et qu’est-ce qui peut permettre de les différencier ?

En Offset-UV conventionnel, le séchage des encres est généralement effectué avec des lampes à vapeur de mercure qui consomment beaucoup d’énergie et produisent de l’ozone. Lorsqu’il s’agit de méthodes de séchage rapide (H-UV, LE-UV, HR-UV ou LEC-UV), les encres très réactives sont séchées en utilisant bien moins d’énergie en utilisant des lampes au mercure dopées au fer. Ces lampes diffusent des longueurs d’ondes différentes par rapport aux lampes UV standard, ainsi les encres sont séchées uniquement dans la zone spectrale UV-A (proche de la lumière visible). L’avantage de ces lampes est de supprimer totalement la production d’ozone car celle-ci est produite uniquement lorsque la zone spectrale se situe entre le Vacuum-UV et l’UV-C. Les encres spéciales étant très sensibles et les lampes au mercure ayant un plus grand rayonnement électromagnétique dans les gammes UVA et UVB, la quantité de lampes nécessaires au séchage peut être réduite réduisant significativement le besoin en énergie de la presse. En considérant des facteurs externes (moins de besoin en termes de ventilation et refroidissement), l’économie d’énergie peut monter jusqu’à 70% comparé à l’offset traditionnel.

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En impression LED-UV les encres ne réagissent uniquement qu’à la longueur d’onde des lampes LED, soit un quantité très limitée d’UV-A. Ces lampes utilisent une très faible quantité d’énergie et peuvent faire des économies d’énergie de l’ordre de 80-90% par rapport à l’impression Offset-UV standard. Les diodes LED ne nécessitent pas de temps de préchauffage et leur temps de refroidissement est considérablement réduit, cela permet d’imprimer facilement des matériaux sensibles à la chaleur. De plus, on peut noter une réduction de la probabilité de déformation du matériel, ainsi que de problèmes d’enregistrement lors du passage en machine.

Quelle que soit la méthode de séchage utilisée, chacune de ces technologies demande l’utilisation d’encres spécifiques qui ne réagissent qu’en présence d’une gamme d’UV prédéfinie. Si ces nouvelles technologies en matière de séchage permettent de faire des économies d’énergie considérables, elles engendrent également un certain surcoût avec l’investissement dans de telles méthodes et dans des encres compatibles. Néanmoins, Il y a bien un intérêt général pour ces techniques de séchage de part leur aspect éco-énergétique. De plus, elles permettent des cycles de production accélérés grâce à un séchage plus rapide et un accès à une très large gamme de substrats sensibles qui peuvent désormais être facilement imprimé.

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